Achat direct au producteur, achat d’occasion, mutualisé ou emprunt de produits… Ces pratiques ne sont plus naissantes mais bel et bien installées parmi les habitudes des consommateurs. En témoigne une nouvelle étude statistique de l’Observatoire des consommations émergentes. Entretien avec Philippe Moati, coordinateur.

Qu’est ce que vous entendez exactement par “consommation émergente” ?

Bonne question ! Ce n’est pas ce qui est nouveau, car cela peut-être le retour d’un phénomène ancien. Ça n’est pas non plus alternatif, car cela n’est pas toujours vécu comme tel par le consommateur. Pas non plus collaboratif, car cela dépasse ce cadre. Au final, je dirais que c’est tout ce qui échappe au modèle marchand classique. Mais qui révèle de nouvelles attentes des consommateurs et pourrait un jour devenir dominant.

Et alors, quelles grandes tendances se dégagent de l’étude ?

La transformation du modèle de consommation est déjà en cours. Un peu plus de 60 % des français ont déjà sauté le pas d’une manière ou d’une autre. Le faire soi même (81 %), l’achat direct au producteur (70 %), l’occasion (60 %), l’emprunt de produits (44 %) : tout cela ne relève plus de l’épiphénomène réservé à des militants bobo écolos.

Retrouvez l’infographie et l’étude complète de l’ObSoCo ici.

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Auteur de l'article : Come Bastin

Crédits : cette courte citation est relayée depuis un autre site à titre d'information.