Qui veut encore entendre parler de catastrophes ? Climat, migrations, destruction de la biosphère, conflits armés… La coupe est pleine ! D’accord, mais peut-on raisonnablement se permettre de détourner le regard ? La collapsologie — ou l’étude de l’effondrement de notre civilisation — propose un subtil mélange d’ombres et de lumières.

Nous vivons un paradoxe. Les médias sont saturés de catastrophes ponctuelles (attentat terroriste, tsunami, inondation, etc.), mais n’abordent jamais la question des grandes catastrophes qui sont en train d’avoir lieu. A-t-on vu, par exemple, un débat sérieux sur le pic pétrolier ou sur les conséquences sociales des nouveaux scénarios climatiques du GIEC ?

Non, bien sûr, nous préférons laisser cela aux films hollywoodiens…

Dans cette ambiance maussade, entre déni et ras-le-bol généralisés, les plus conscients — et les plus sensibles se pressent pour voir les films comme Demain, qui font effectivement du bien. Des films qui ne nous mentent pas sur ce qui se passe (écoutez bien la première interview du film), mais qui voient quand même des chemins à prendre, hauts en couleurs.

C’est ce juste mélange qui est intéressant : un fragile équilibre entre lucidité et espoir, entre peur et courage, entre tristesse et solidarité, entre indignation et passage à l’action…

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Crédits : cette courte citation est relayée depuis un autre site à titre d'information.