Qui a dit qu’il n’y avait « pas d’alternative » ? Que nous étions condamnés à subir les effets destructeurs du capitalisme ? Partout dans le monde, des millions de personnes, dans des communautés auto-organisées, se sont affranchies de la loi du marché pour gérer, partager, échanger des ressources, de l’eau au logiciel. C’est ce qu’on appelle les communs.

Première femme à recevoir le prix Nobel d’économie en 2009, Elinor Ostrom a fait passer Margaret Thatcher pour une menteuse. « There is no alternative. »  Ah non, vraiment ? À la célèbre maxime de la Dame de fer, la chercheuse américaine oppose une réalité : l’efficacité des communautés auto-organisées autour du partage des ressources. Villageois suisses, paysans népalais, pêcheurs du Maine ou de l’Antalya turque sont des « commoners », ils gèrent ensemble les ressources de la Terre comme des biens communs.

Avec l’avènement d’Internet, d’autres commoners sont apparus : militants du logiciel libre, contributeurs de Wikipédia, ils ont transformé le Web en nouveau bien commun. Aujourd’hui, les commoners sont partout, prêts à en découdre avec le capitalisme. Ces résistants ont les traits d’un groupe de retraités qui taillent les rosiers du jardin partagé au coin de la rue ou d’une bande d’ingénieurs qui construisent la première voiture collaborative en open source.

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Auteur de l'article : Léa Gasquet

Crédits : cette courte citation est relayée depuis un autre site à titre d'information.