Comment sauver l’humanité d’une apocalypse écologique? L’économiste de la durabilité Christian Arnsperger propose une boîte à outils étonnante…

La fin du monde aurait pu être communiste: le camarade Leonid Brejnev aurait pu enclencher la procédure, envoyer une averse nucléaire, et on ne serait pas là aujourd’hui pour en gloser. Elle aurait pu consister en un manque de bol: astéroïdes, épidémies, ce genre de choses. Ces jours-ci, l’apocalypse qui nous pend au nez est néolibérale. C’est ce qu’avance Christian Arnsperger 1, économiste spécialisé dans la durabilité, transplanté en 2014 de Louvain à l’Université de Lausanne, dans une communication présentée en juin au colloque «Apocalypse Now»2 , consacrée à la manière d’éviter, si possible, l’effondrement écologique qui nous menace.

Alors, comment? Par un changement sociétal, évidemment. Mais au lieu de détailler la société viable qui nous sauverait, l’auteur décrit les conditions qu’il faut réunir pour qu’elle advienne. Il propose une «méthode architecturale», une matrice servant à générer «une expérimentation de nouvelles formes de vie, basée sur une acceptation lucide, peut-être même joyeuse, des limites de la biosphère». La bonne nouvelle, c’est que «nous avons, grosso modo, tous les outils intellectuels et pratiques à notre disposition: ils traînent juste çà et là, dans le désordre, parfois à des endroits assez surprenants».

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Auteur de l'article : Nic Ulmi

Crédits : cette courte citation est relayée depuis un autre site à titre d'information.