La coopérative rennaise Scarabée Biocoop a mise en place un système de gouvernance partagée nommé l’holacratie. Le fonctionnement est plus efficace et de nombreux salariés apprécient leur autonomie. Mais tout n’est pas facile dans le monde de l’organisation horizontale.

À 9 h du matin, les portes automatiques de Scarabée Biocoop sont encore closes mais le personnel s’active déjà dans les allées encombrées de palettes. Une odeur délicieuse s’échappe des cuisines du Pique-Prune, le restaurant bio-végétarien attenant au magasin. Isabelle Baur, « premier lien » au « cercle général » et présidente du directoire, salue amicalement plusieurs employés affairés avant d’entrer dans un bureau situé à l’étage. Rien de personnel dans la décoration, si ce n’est une photo de son cheval en fond d’écran. « Avant, chaque directeur avait son bureau qu’il fermait avec sa clé. Aujourd’hui, les bureaux sont attribués en fonction des “rôles”, pas de la hiérarchie. »

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Auteur de l'article : Émilie Massemin

Crédits : cette courte citation est relayée depuis un autre site à titre d'information.